Thèse pour le diplôme d’état de docteur en pharmacie

présentée par Emmanuelle Derey

le 7 juillet 2003

à la Faculté de pharmacie

de l’Université d’Angers

texte intégral disponible sur

www.la-trame.com/publications

Voici un extrait:

Il. La Trame, une médecine occidentale peu connue

La Trame est le nom d'une technique mise au point en France par P. Burensteinas. il y a une douzaine d'années. Doté d'une formation de physicien spécialisé dans les haute énergies, ce scientifique est arrivé à l'alchimie par le hasard d'une lecture d'un ouvrage de Jolivet Castelot I'Âme de la Matière de 1894 au début de ses études supérieures. Il travailla longuement au laboratoire à la réalisation du Grand Œuvre et au fur et à mesure de ses recherches, il identifia la trame chez l'humain comme une application directe de l'alchimie minérale ou végétale. Il constata qu'en agissant sur la trame d'un humain il avait une action thérapeutique à type de ré hamonisation la personne se sentant aussi bien physiquement que psychologiquement mieux. En poussant son travail plus loin il a eu des résultats médicalement mesurables et a pensé qu'en affinant cette action on pouvait élaborer une méthode thérapeutique.

A. L'alchimie, une science mystique du Moyen Age... (34. 36. 6 ~. 62. 63. 64)

> ...Qui existe depuis bien plus longtemps, dans toutes les civilisations.

Le terme Alchimie correspond pour beaucoup d'entre nous à une vieille science ésotérique qui consistait à transformer le plomb en or. Dans nos esprits, elle évoque le Moyen Age et ses personnages mystérieux que 1'on rapprochait des chimistes, sages ou sorciers, aux vieux grimoires et aux potions secrètes. Mais l'alchimie est bien loin de correspondre à cette représentation. Les lecteurs du best-seller «L'alchimiste» de Puolo Cochlo, découvrent en fait que l'alchimie est avant tout une philosophie, dont la finalité n'est pas la transformation du plomb en or grâce à la fameuse Pierre Philosophale, ni même l'immortalité par l'ingestion de l'élixir de longue vie dérivé de cette pierre, mais la compréhension la plus complète de notre univers.

« Alchimie » ~vient du latin médiéval alchemia, emprunté à l'arabe el-kimyâ ou alkimya (la chimie de Dieu), emprunté au grec khêmia, magie noire, lui-même de l'égyptien kêm. « noir » (62, 64). Les explications étymologiques du mot alchimie peuvent différer légèrement dans la signification des mots, mais toutes évoquent comme origine l'Egypte Ancienne. La migration et la communication entre les peuples ont ensuite permis lu diffusion des connaissances dans le reste du monde. L'alchimie et ses principes qui seront vus plus loin se retrouvent ainsi dans toutes les grandes cultures : En Chine avec le taoïsme, en lnde avec le tantrisme, en Égypte hellénistique avec la gnose, en Occident pendant le Moyen Age et la Renaissance avec l'hermétisme, le mysticisme chrétien et la cabale juive [63). Les connaissances furent transmise dans chaque culture à partir des croyances et des symboles propres aux civilisations. Cette transmission s'est faite le plus souvent par le clergé de chaque religion.

Geber ( 720-800) et Avicenne (990-1036), Roger Bacon (1214-1294), Nicolas Flamel (1430-1418), Paracelse (1149-1541), Glauber (1603-1668), Nicolas Lemery (1645-1715) ou Newton (1642-1727) comptent parmi les alchimistes connus.

> ...Qui se base sur la philosophie hermétique

Les alchimistes sont considérés comme des philosophes, cherchant la connaissance profonde du monde, dans le sens de la Création; cette philosophie s'appelle la philosophie hermétique. Le qualificatif « hermétique » fait référence à l'origine légendaire de l'alchimie: Hermès Trimégiste  le « trois fois grand » qui correspond à Thoth dans l'Egypte Ancienne. Hermès, personnage humain inventeur des sciences et de l'alphabet, est aussi assimilé à un dieu, scribe des dieux et divinité de la sagesse, conservateur et transmetteur de la Tradition. C'est Hermès qui révéla aux hommes cette doctrine secrète de l' « Art sacré », mère de toutes les sciences, qui explique la nature, l'origine et la raison d'être de tout ce qui existe.

Mais l'« Art royal », autre nom de l'alchimie, est avant tout une pratique et donc l'application de cette philosophie hermétique. Elle repose sur tout un ensemble de théories qui constituent les postulats d'où partent les alchimistes dans leur recherche. De même que pour la pensée chinoise, il est impossible de rapporter l'ensemble de ces théories ; nous nous restreindrons donc à quelques grands principes :

> ...L'Unité de la matière et son fractionnement

A l'origine de notre monde est l'Unité. Celle unité se fractionne ensuite pour donner la Dualité. les ténèbres et la lumière. La Dualité va continuer de se fractionner pour donner ensuite le Sel, le Soufre, et le Mercure, les trois grands principes de l'alchimie, puis se fractionner de plus en plus pour donner notre monde tel qu'il est autour de nous.

> ...Les trois principes : Sel, Soufre, Mercure

Ces trois principes ne désignent pas les corps chimiques du même nom, mais représentent certaines qualités de la matière. Ainsi, le principe Sel est la matière brute qui ne peut plus être dégradée. Le principe Soufre est l'énergie brute qui est présente mais qui n'est ni différenciée ni orientée. Enfin, le principe Mercure est l'information qui va orienter, ordonner et structurer l'énergie du soufre.

Le Soufre désigne Ies propriétés actives (par exemple 1a combustibilité, le pouvoir d'attaquer les métaux), c'est l'énergie principielle indifférenciée, elle n'a aucune matérialité. Pour que ce Soufre s'exprime il a besoin du Sel qui est la matière totalement inanimée. L'alliance Sel Soufre donne la maitière animée mais cette animation est totalement chaotique et c'est le Mercure qui apporte le message générateur de l'ordonnancement de la matière. Toute chose est composée ainsi du Sel, par essence fixe, du Soufre qui est l'énergie nécessaire, et du Mercure, qui est le mouvement. Aucun de ces principes ne peut s'exprimer seul, le principe Soufre a besoin du principe Mercure pour s'exprimer, cette expression ne peut être complète qu'avec le principe Sel ; elle crée à ce moment là toutes les structures de notre Univers.

Il existe des analogies avec la pensée chinoise ; le Soufre correspondrait au chaud, actif et au masculin, le Mercure correspondrait au froid, passif, au féminin et au principe volatil, mais l'analogie s'arrète là. Le principe Sel en alchimie a la même importance que les deux autres ce qui n'est pas le cas dans le Yin et le Yang. De plus, si on considère le Qi, celui-ci est tantôt Soufre ou Mercure, le Yin dans ce cas est tantôt Mercure et /ou Sel et le Yang tantôt Soufre ou Sel. L'analogie devient alors différente mais on retrouve les trois principes exprimés différemment.

> ...Les quatre éléments et les sept métaux

L'Eau, la Terre, l'Air et le Feu sont les quatre éléments fondamentaux en alchimie. Contrairement à la tradition chinoise, ils désignent des réalités concrètes dont ils portent les noms. Ces quatre éléments sont liés les uns aux autres.

Les alchimistes distinguent également sept métaux : le Plomb, l'Etain, le Fer, le Mercure, le Cuivre, l'Argent et l'Or. Pour les alchimistes chaque métal est en relation avec un astre :


Dans  la nature, ces métaux évoluent sur des millénaires vers l'or. L'or étant le métal le plus évolué, il représente la perfection. La transmutation des métaux s'opère ainsi graduellement au cours des siècles, dans les profondeurs de la Terre, selon le cycle Plomb > Etain > Fer > Mercure > Cuivre > Argent > Or. On appelle les métaux qui n'ont pas atteint la perfection, c'est-à-dire la maturité, les métaux inférieurs ou métaux vils.

Les alchimistes tentent par leur travail d'accélérer l'évolution des métaux pour les amener à leur perfection, ce qui transformera le plomb en or, sans avoir besoin des millénaires que cela demanderait dans la nature. Notons qu'auparavant, on ne faisait pas de différence entre chimiste et alchimiste; avec l'évolution sont apparus les chimistes qui ont perdu dans leur nom le « al », la référence au divin et dans leur philosophie la vision globale du l'univers qui relie matière et esprit. Car la quête de l'alchimiste n'est pas uniquement d'obtenir de l'or à partir des métaux vils. Cette étape n'est que la conséquence d'un travail effectué, en parallèle : de même qu'il cherche à atteindre la totale maturité des métaux, l'alchimiste cherche à atteindre sa propre maturité. Cette double composante se retrouve dans le terme qui désigne le lieu où exerce l'alchimiste: le laboratoire. Il s'agit de l'union du labor, lieu de travail sur la matière, où se fait la partie chimique de 1'oeuvre et de l'oratoire, lieu de méditation, de quète de principes universels présents dans toute chose et permettant de se rapprocher de l'Unité.

> ...Et dont le pratique est très complexe !

Nous avons cité le dieu Hermès auparavant : notons également qu'Hermès est aussi le dieu des voleurs. En effet, pour transmettre une doctrine secrète il a été fréquent de transmettre des doctrines erronées ou carrément fausses pour égarer le pseudo-chant uniquement attiré par l'appât de l'or, l'immortalité ou toute autre forme de pouvoir. Les textes alchimiques, rédigés, sous formes de métaphores mystiques apparaissent ainsi pour la plupart d'entre nous comme des phrases dénuées de tout sens, comme l'illustre ce passage extrait du «Livre des douze portes» de Georges Ripley (62) : «Altère et dissous le mari entre l'hiver et le printemps, change l'eau en une tête noire et élève-toi à travers les couleurs variées vers l'Orient où se montre la pleine lune. Après le purgatoire apparait le soleil blanc et radieux ».

Un ouvrage hermétique est ainsi totalement incompréhensible sans la clef qui n'est transmise qu'oralement.

Le fait que les textes soient à première vue incompréhensibles peut faire partie de la démarche intellectuelle de certains cherchants mais ce n'est pas une voie obligatoire. Certains alchimistes commencent par le travail de laboratoire puis confrontent ensuite leurs résultats aux textes. Le cherchant déchiffrera ces textes aidé d'un alchimiste qui lui transmettra par oral uniquement les clés nécessaires pour les comprendre.

L'alchimiste va ainsi travailler sur une matière première qui peut appartenir à l'un des trois règnes: minéral, végétal et animal. Son premier travail sera de la dégrader pour en extraire le message qu'elle contient, c'est la phase de putréfaction ou œuvre au noir. Une fois ce message obtenu et fixé dans la matière résultant de la putréfaction, il va falloir purifier ce message, c'est la phase de purification ou oeuvre au blanc. Ce message pur est contenu dans une très faible quantité pondérale, et le suivant va être la maturation puis la multiplication de cette matière contenant le message juste et parfait. C'est 1'oeuvre au rouge.

L'œuvre au rouge correspond à l'obtention de la pierre, qui peut être Végétale (Spagirique),

Animale, ou Minérale (la Pierre des Philosophes). L'alchimiste qui réalise la pierre d'un règne se trouve en résonance parfaite avec ce règne. Cela ne peut pas se faire sans la partie « oratoire » de son laboratoire. C'est dans l'oratoire que se fait tout le travail de perception des différents niveaux d'énergie issus du fractionnement de l'Unité, qui sont au nombre de sept pour l'alchimiste. Il est à noter que 1'on retrouve ces sept plans entre autre dans la cabale juive et dans les philosophies orientales avec les chakras.

Cette perception nécessite aussi une évolution, une purification de l'opérateur. C'est pour cela que l'on dit aussi de l'alchimie que c'est un dialogue avec la matière. L'opérateur a une place indispensable dans l'expérience. Obtenir la Pierre des Philosophe est simplement la preuve matérielle du travail que l'alchimiste a fait sur lui comme sur la matière et de la connaissance de la Nature à laquelle il est parvenu.

L'alchimie pratique, application de l'alchimie théorique, est ainsi à la recherche de la Pierre Philosophale, c'est à dire de l'évolution maximale possible pour chaque chose. Cette pierre recouvre deux aspects complémentaires : la transmutation des métaux, appelé le Grand Œuvre, et la Médecine universelle. Les deux grands pouvoirs de la Pierre sont donc de transformer les métaux en or, en les amenant à la perfection et d'apporter la panacée, « remède miraculeux qui restaurerait la force et la santé de I'organisme » dans le même objectif, amener les hommes eux aussi à leur perfection.

B. ...à la base de la Trame (34., 36, 62)

> Philosophie de la Trame

La Trame est indissociable de la vision alchimique de l'Univers. Elle fait partie de ces médecines hollistiques, appréhendant l'homme dans son ensemble, car faisant partie intégrante de 1'Univers.

Le terme trame fait référence à la structure de toute chose en ce monde. Nous avons vu l'existence de niveaux d'énergie présents dans les trois règnes. On considère que chaque règne possède son onde énergétique de base et que l'homme est à la fois constitué de l'onde minérale (par le calcium de ses os, le fer de ses hématies par exemple), de l'onde végétale (avec une partie de sa flore intestinale et les mitochrondries de ses cellules qui sont dans l'évolution d'origine végétale et de l'onde animale (par les cellules qui forment son corps). A ces trois ondes s'ajoute l'onde humaine propre au genre humain. L'addition de ces quatre ondes forme ainsi la Trame humaine, propre à chacun mais dont l'origine est identique pour tous, l'Unité.

La Trame représente donc la structure, le maillage énergétique de la personne. Ce maillage énergétique est constitué de mouvements vibratoires, qu'il est possible de percevoir. A la naissance, on suppose que la trame de la personne est en harmonie avec l'Univers, les autres et elle même. Au fur et à mesure de la vie, les agents extérieurs vont venir déformer ce maillage, de façon plus ou moins importante. Les causes les plus fréquentes sont les émotions qui, lorsqu'elles sont trop intenses, mal vécues ou refoulées, laissent des traces sur la trame. C'est comme si l'intérieur de nous gardait des cicatrices de ces émotions créant ainsi des zones plus denses qui empêchent les ondes de se propager de façon normale. La perception par le thérapeute se fera sous forme de zone plus dense assimilable à une zone de cristallisation des émotions. Si ces cristallisations sont très importantes, on les compare à de véritables noeuds. Cela se traduira chez la personne par différentes perturbations physiques ou psychologiques.

Le but de la technique de la Trame est de rétablir la circulation énergétique chez la personne. Pour cela, il faut « décristalliser » les émotions qui bloquent cette circulation. Cette décristallisation agissant sur l'onde de trame que le praticien perçoit d'une façon qui sera expliquée plus loin. Il est aussi possible de desserrer les noeuds en agissant directement sur la trame. On permet ainsi un rétablissement progressif de la circulation énergétique. L'objectif est donc de rendre à la personne le maximum d'hamonie.

> En pratique...

Une séance de Trame dure une quarantaine de minutes et se décompose en seize gestes, que l'opérateur effectue sur la personne, qui est allongée sur le dos, dans le calme. Ces gestes permettent à l'opérateur de percevoir la Trame de la personne qui est une onde assez lente indépendante du pouls, de la respiration pulmonaire ou de la respiration primaire des ostéopathes. Cette onde est la résultante de l'ensemble des vibrations constituant la trame hurnaine. La perception de cette onde permet de distinguer les zones d'écoulement normal des zones de cristallisation ou de blocages francs qui se sont formés et qui provoquent des modifications de fréquence ou d'amplitude de cette onde. Pour la percevoir l'opérateur appose ses mains au niveau du tronc, des pieds et de la tête. Selon les endroits où se trouvent Ies zones anormales, l'opérateur va aider la personne en lui transmettant l'énergie nécessaire à travers cette onde pour décristalliser ses émotions afin qu'elIes puissent s'évacuer. Le schéma d'informations perçu dans la trame humaine peut se décomposer en trois axes : l'axe longitudinal correspondant au sujet par rapport à lui-même,  l'axe transversal, correspondant au sujet par rapport aux autres, et l'axe vertical, correspondant au sujet par rapport à l'Univers. Il est possible pour un praticien exercé de ne suivre qu'une composante de l'onde résultante perçue au début de la séance, pour une action plus ciblée.

Il est fréquent mais pas obligatoire qu'à la suite des séances, la personne prenne conscience, si elle accepte cette démarche, de ses émotions, de ce qui la contrarie et l'empêche d'être en harmonie avec elle-même. Ce qui est surprenant, c'est que la personne traitée puisse retrouver son harmonie sans prise de conscience, et indépendamment de l'opérateur qui n'apporte que l'énergie et les points d'appui nécessaires.

Nous avons dit au début que cette technique est issue directement de l'alchimie ; elle obéit donc. à plusieurs critères :

•La transmission

Cette perception de la trame se fait au cours de la formation et est sous la responsabilité du formateur, c'est au praticien ensuite d'affiner son outil de perception afin d'être de plus en plus précis dans son action en utilisant le moins possible de sa propre énergie. C'est la phase d'apprentissage nécessaire que l'on retrouve aussi en accupuncture;

•Les trois principes

Schématiquement on peut individualiser trois grands axes thérapeutiques en fonction d'un manque ou d'un excès, qui se sont établis progressivement, de Sel, de Soufre ou de Mercure.

Un manque de Sel peut s'illustrer ainsi: dans l'ostéoporose, mais aussi dans les pathologies de perte de substances, comme les amaigrissements sans fatigue ni autre trouble, certaines pathologies coliques et sur le plan psychologique avec un désintérêt pour la vie matérielle. Un excès de Sel s'illustre avec les calcifications en tout genre, certaines pathologies coliques, une rigidification tant physique que psychique.

On pourra trouver un manque de Soufre dans une fatigue inexpliquée, les pathologies d'épuisement, de déplétion, pouvant aller jusqu'à la dépression. Les « pathologies rouges » en rapport avec l'élément feu, le sujet congestif, coléreux, ne tenant pas en place, cardiaque, hypertendu, avec des pathologies artérielles ou hépatiques, etc. renvoient à un excès de Soufre.

Quant aux pathologies du Mercure, un manque de ce principe correspond à l'anergie, pouvant aller jusqu'à la dépression d'involution. Il n'y a plus de communication avec l'extérieur tout se passe comme s'il n'y avait plus de communication entre les constituants du corps. La maladie d'Alzheimer est ainsi un exemple de ce type de pathologie. Les « pathologies bleues » en rapport avec l'élément eau, pathologies veineuses et génito-urinaires, pathologies biliaires. mais aussi les sujets « qui n'ont plus les pieds sur terre », jusqu'aux pathologies psychiatriques délirantes, correspondant à un excès de Mercure.

Il est facile de constater que certaines pathologies peuvent être en rapport avec un principe mais aussi avec la combinaison de ceux-ci. La systématisation est impossible d'autant plus que d'autres paramètres peuvent être pris en compte, comme les métaux.

> Et l'éthique du praticien ?

Nous avons vu dans le chapitre précédent de ce travail que l'éthique est un élément intéressant pour déterminer si une médecine était acceptable selon nos critères personnels ou non. Qu'en est-il de l'éthique de la Trame?

De manière logique. l'éthique de la pratiquede la Trame est semblable à celle del'alchimie. L'alchimie a en effet une éthique, que Basile Valentin, alchimiste du XVe siècle, exprime de cette manière: « Si tu veux chercher notre pierre, sois sans pêché, persévère dans la vertu, que ton esprit soit éclairé de l'amour de la lumière et de la vérité. Prends la résolution, après avoir acquis le don divin que tu souhaites, de tendre la mains aux pauvres embourbés d'aider et de relever ceux qui sont dans le malheur ».

Patrick Burensteinas, dans son ouvrage: «La Trame, se soigner par l'énergie du Monde» (36) exprime l'éthique de cette médecine qu'il a fondée dans les propos suivants:

« Ami lecteur, tu es un homme libre, méfie-toi de touts les gourous qui te prormettent monts et merveilles, souvent contre monnaie sonnante et trébuchante et de ceux qui te disent « tu sauras plus tard » car ils, sont souvent ceux qui ne savent rien aujourd'hui. Garde-toi également de ceux qui jugent et rejettent leur incompétence sur toi. Personne d'autre que toi ne sait ce qui est bon pour toi. Méfie-toi de ceux qui relient leurs connaissances à des sources invérifiables, égyptiennes, atlantes, voire extra-terrestres. Ce sont toujours des ignorants qui justifient ainsi leurs actes.

Je remets cet art (de la Trame) entre tes mains, ami lecteur, tu en feras ce que tu estimeras juste. Si la Trame doit disparaître au profit de gourous ou de commerçants, c'est à toi qu'elle le devra et cette voie sera pour un temps fermée. Par contre. si tu comprends la beauté de cet Art, alors je m'estimerai satisfait. Ma démarche n'aura pas été vaine. Un de plus aura trouvé le chemin de l'Unité ».

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